Elfin cove, au pays des Elfes. Surprenant et attachant.
Au débouché de Lisianski  Strait « c’est énooorme » pourrait dire Fabrice Lucchini. Moteur coupé, nous entrons dans Cross Sound au grand largue. A gauche du blanc, du blanc, du blanc. Une baleine paresseuse à tribord, elle sonde trop tard pour moi. Le vent faiblit, l’éolienne se fait plus discrète.
Glacier Brady à gauche. Et nous prenons à droite vers notre future escale.

Nous arrivons discrètement par la petite entrée en surveillant le fond. « Low tide » nous dit une kayakiste, nous chouffons le sable, les cailloux, Eric confiant avance et nous découvrons un superbe ponton flambant neuf devant le lodge en cours de finitions. Et à gauche au bout du ponton la grande entrée !

N’oublions pas que la signalisation du chenalage est inversée, voilà pourquoi le rouge est à tribord.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. C’est un village de petites maisons sur pilotis toutes reliées entre elles par des passerelles en bois. Un petit musée, une école,

un abri du marin aux mêmes règles que celles instaurées par Jacques de Thézac. Loïc goûte à la douche (pas de photo) dans une atmosphère de sauna. A côté de lui les machines à laver et à sécher. Sous le caillebottis, 2 mètres en-dessous  le sable, les coquillages et l’eau.

 

Le wifi ne fonctionne pas, le Goho’s bar nous en refuse l’accès, nous ne resterons pas dîner, na !

Pas de voiture, pas de vélos. Pas de scooter pas de jetskis non plus, en Alaska le jetski n’est pas très prisé, ici on a l’esprît pratique on a un bateau et 400 chevaux derrière.

Et de découvertes en découvertes nous croisons des nains, des elfes disséminés près des maisons à la lisière de la forêt, un petit clin d’œil à Amélie Poulain et aux MMA où Annette et moi annoncions le printemps en décorant la vitrine de nains de jardin.

 

Sunny, il ressemble à notre french lover, voir plus bas.

 

Noctambul . Nightimbul. on tente le mot en anglais.

 

 So Cute

 

 Happy-Clappy

 

L’épicerie.

 6 habitants l’hiver, 300 l’été en comptant les touristes des lodges qui arrivent en hydravions.

 

Un retraité qui nous prend  pour des Belges car il ne connait de l’Europe que la Belgique et l’Espagne. Ok il a presque gagné.

 Un pêcheur trop content d’évoquer sa french touch. Il ne parle que de la Française qui faisait le tour  du monde sur un voilier et avait pêché avec lui.

Il ne se souvient plus du prénom de sa belle ni du nom de son voilier…

Le postier charmant, à demeure hiver comme été à Elfin Cove, ancien champion de tennis  ayant participé à Rolland Garros dans les années 70, il attend le client sur son banc au soleil toujours en quête d’échanges (non il ne s’entrainait pas en Alaska mais en Californie). Je crois qu’il nous aurait offert le timbre si je le lui avais demandé,  il était tellement content d’évoquer Paris, Chartres, le Mont St Michel,  les fromages,  pas le vin il était en compétition à l’époque.

 

Clérodendrons en fleurs.

 

Pas de vente d’alcool au moins de 19ans.

Les deux épicières de la petite alimentation qui nous demandent d’annoncer notre code de carte bancaire qu’elles tapent elles-mêmes sous le comptoir, le fil du terminal étant trop court pour aller jusqu’au client.

 

 

Une nuit à Elfin Cove, un départ en début d’après-midi pour sortir avec la marée et en route vers Glacier Bay au nord. Notre route avec quelques arrêts pour tentatives de ravitailler le bord en poissons  nous fera passer près de Hobbit Hole et Mosquito Cove.

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