La brume est encore sur le mouillage à 9 h du matin.

Ici nous sommes dans le bruit de 8h30 à 17h, 3 playlists différentes sortent de 3 énormes enceintes (du Reggae, du Metal et Queen) et lorsque les travaux sur les bateaux sont proches, les boîtes à boomboom continuent de conserve.

Le Travel lift sort 5/6 Bateaux par jour et en remet à l’eau tout autant, c’est une noria de coques dans un sens et dans l’autre plus le tracteur qui est dédié aux catamarans. Je viens d’en voir un passer derrière nous, impressionnant.

13 mai le safran est enfin replacé, il a fallu une matinée pour ajuster la pièce et beaucoup de temps pour introduire la mèche de safran dans les logements, elle n’était jamais dans l’axe, avec une heure d’interruption pour le morning tea!

La dérive a été sortie et stabilisée par les techniciens puis descendue à son maximum. Le propulseur attend lui aussi sa couche bleu schtroumpf.

La coque étant poncée, là, nous avions délégué, nous avons passé le primaire au doux nom de Primocon, en anglais on dit Prymocon vous devez prononcer Pryme comme Prime Minister (si vous êtes clients).

Puis un enduit pour aplanir la coque puis un ponçage avec aspirateur s’il vous plaît (notre voisin nous en a prêté un), une autre couche de Primocon puis une couche d’antifouling, puis une deuxième couche d’antifouling. 5 couches/ 5 jours de travaux de peinture.

L’annexe est partie à l’atelier, impossible d’acheter de l’hypalon donc on fait faire la réparation. Son moteur est en révision.

Les mains dans le moteur pour Eric (remplacement du flotteur de la pompe de cale), dans la farine pour moi. Nous recevons ce soir.

Le 18 mai nous sommes 5, un Néozed, un Anglais et sa compagne une Française. Je crois que c’était sympa. Première réflexion de Manuela « ouah, il y a un bar dans ton bateau » ! Et oui le puits de dérive chez nous a été monté en demi cloison de séparation et sert aussi bien de bar que d’établi et plus important a pour fonction d’être bien calé à la gîte.  Bryn de « Miti »  avait apporté l’apéritif vin, fromages et charcuterie, Manuela et Ian de « Mister X » une bouteille de vin. J’avais préparé une quiche bien roborative et un gâteau. Ils sont tous partis avec du rab de gâteau.

Gâteau coco, gâteau amandes, gâteau poires (il faut bien écouler les provisions de 2020), je cuisine et je distribue à mes voisins. Ce qui nous vaut de bons rapports, des sourires et une surprise de notre voisine, elle a retrouvé une de mes boucles d’oreilles. Et comment a-t-elle pensé qu’elle était à moi ? Elle m’a répondu « élégance française ! ».

18 mai, 19 mai au matin pour nous, à J+5, est né « Marin » chez un de nos fils. Il aurait pu avoir comme deuxième prénom Désiré ou ‘Relou ‘ dit la maman, car il s’est vraiment fait attendre. Grâce à WhatsApp, nous recevons beaucoup de photos et vidéos de ce petit bout chou. Une belle naissance qui nous a donné encore plus d’énergie pour continuer nos travaux. Pour celle de sa grande sœur, nous étions juste arrivés à Niue en novembre 2019.

25 mai, je termine le marquage de la nouvelle chaîne plus légère, mais plus longue. Marques blanches pour les dizaines, marques rouges pour les 5 mètres.

26 mai. Ce soir, on démêle l’écheveau des maillons et on monte la chaîne par l’écubier.

Peut-être dernière journée de beau temps avant l’hiver (qui arrive le 21 juin). Il fait très beau et chaud aujourd’hui mais pour notre mise à l’eau prévue demain ce ne sera pas aussi agréable. Chance of rain !

Nous avons choisi d’être en marina pour quelques jours pour fignoler, ce seront donc des travaux à l’intérieur, car la météo annonce une semaine de mauvais temps. Nous pourrons disposer d’eau au ponton plus toute celle qui tombera du ciel, mais pas de branchement terre. Ici, c’est compliqué et cher : il faut d’abord qu’un électricien passe vérifier notre installation électrique de peur que nous ne fassions sauter tout le ponton, 150 Euros pour la visite du spécialiste, on ne sait quand. Nous n’aurons plus de chauffage non plus tant qu’Éric n’aura pas pu relancer la chaudière mais la coque sera à la température de l’eau.

Nous espérons ne pas attirer huîtres et moules lors de notre séjour en marina. Mais où se mettre pour éviter les huîtres, les fermes d’élevage sont présentes dans toute la rivière de Kawakawa.

Celles qui s’échappent et viennent se coller sur nos coques, (à quoi sert l’antifouling alors ?) sont quelques fois récupérées par les ouvriers pour leur déjeuner.  Il faudrait partir tout de suite avec une si belle coque mais il y a encore beaucoup de fignolages, un plein de ravitaillement (la liste s’allonge).

Et une visite à des amis à Whangarei.  Ce seront nos vacances bien méritées.

27 mai, ça y est, nous sommes dans la marina avec la pluie comme annoncé. Nous avons été embarqués par le travel lift à 10 h 30, après teatime bien sûr. Les sangles bien positionnées, il faut encore gratter, poncer et peindre les deux points de contact sur lesquels Manevaï reposait.

Un petit crachin pour le levage.

Mise à l’eau à marée basse, heureusement dérive relevée, 1,30 m au sondeur, nous nous sommes dégagés de la vase. J’oubliais, juste avant de toucher l’eau, Eric est remonté sur le quai pour régler la facture, « no cash no splash ! » Ce n’est pas faute de l’avoir réclamée cette facture… Vérification de l’étanchéité des vannes, ok pour la balade. Enfin, on flotte !

Et puis le petit crachin s’est transformé en pluie bien serrée pour notre arrivée dans la marina. Nous étions trempés pour le poste de manœuvre, très gentiment un plaisancier est venu nous passer les aussières du ponton. Maintenant, il faut faire sécher tous les cirés.

L’annexe et le moteur sont à bord.

Reste le problème de la capote perméable et moisie. Une caisse à eau à nettoyer, le chauffage à réviser, le vérin du pilote, l’enrouleur de génois…

Dès qu’il fait beau, nous profitons du sentier le long de la rivière pour nous détendre.

 

 

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