Akamaru. Chez Rémi, joli mouillage où seuls les catamarans et les dériveurs peuvent entrer. Nous avons emprunté la passe pour petites embarcations, Rémi nous a sans doute pris pour des fous, est venu à notre rencontre puis nous a précédés pour nous indiquer là où il fallait mouiller.

Nous sommes arrivés par le nord-est de ce mouillage.

Rémi a pris la suite de son père dans la perliculture, il vit sur une barge avec Louise.

Comme ils avaient fait la fête très tard sur Tao, ils ne sont pas allés plonger et nous avons pu bavarder avec eux, admirer la récolte et apprécier le travail de la sœur de Rémi qui a fait l’école de bijouterie joaillerie de Papeete.

Taravai. Côté est. A 1 heure de route, nous avons retrouvé L’îled’Elle et les amis turcs. Grand goûter dans le jardin de Valérie. Le principe ici est de ne jamais arriver chez l’habitant ou à bord des voiliers sans ses provisions à partager. J’avais donc fait un gâteau au miel cette fois-ci, Seda (notre amie turque) avait fait des super brownies au chocolat. Jean-Yves, un planteur. Conversation en anglais et en français, turc et mangarevien on n’a pas encore appris.

Jean-Yves et Sandrine avaient emmené leurs hôtes, originaires de Bordeaux, sur le trail, le « mud path », pour rejoindre la maison de Denise et Edouard et une des amies a été piquée par une guêpe. Heureusement pas de réaction allergique excessive.

Le mud trail.

Valérie nous a montré son travail sur polyphane : des tableaux de sable. Une finesse d’exécution, de très belles compositions, elle excelle aussi dans les portraits d’après photo.

Ce matin plus tard que prévu, tellement il pleuvait, courses de fruits et légumes chez Hervé, avocats, oranges amères, fruits de la passion, citronnelle, thym, cives, régime de bananes…Et pamplemousses, anecdote: n’en ramassez jamais au sol vous aurez la surprise d’y découvrir quelques protéines sauteuses: de petits asticots.

Après-midi couture pour moi, Eric bricolage et pêche et c’est là qu’intervient la technique du « catch and release ». Catch : Deux énormes poissons, un mérou en tenue camouflée (loche marbrée) et un bec de canne (à long museau) aux jolies couleurs celui-là.

« Catch and release » aux Gambier.

Suspect?

 

 

Après vérification à terre les trois sont ciguatériques donc immangeables (ce n’est pas pour rien que l’algue responsable s’appelle Gambierdiscus Toxicus). Release donc. Mais Rémi hier nous avait donné de quoi faire 3 repas de poisson et nous nous sommes régalés.

Lundi Rikitea pour des œufs et de la viande…et essayage de la robe pour Marie-Jo à la mairie.

Arrivée du Taporo. Taporo en polynésien veut dire citron c’est pour cela que la coque du bateau est rouge!

 

 

Enfin les motos!

Aux Gambier il fait frais.

Les soirées sont fraîches et nous ne dînons plus dehors.

Dimanche matin nous avons quitté Valérie et Hervé lestés de poissons offerts, de citrons et de pamplemousses cueillis chez Marcel en son absence (mais avec son autorisation). Mais il y a gagné un gâteau qui l’attendait chez Hervé.

A midi pile nous mouillions à Aukena pour rejoindre Arthi et L’îled’Elle au pique-nique. Nous nous étions fait confirmer les prix du repas par téléphone. Tout était délicieux : cochon, chèvre, papayes et arbre à pain dans le four tahitien (enterré), supervisé par Bernard et quelques jeunes en vacances sur des voiliers.

Marie-Noëlle avait préparé du poisson tahitien, du poé aux papayes, de la chèvre au lait de coco et curry. Beaucoup de rhum avec les citrons de Bernard. Nous, nous avions seulement apporté une bouteille de vin rouge du cubitainer sachant que nos hôtes avaient la descente facile. Et un gâteau au chocolat cuisiné par L’îled’Elle.

Ensuite une bonne balade découverte dans le bush pour retrouver les premières constructions: le four à chaux, la tour de guet, les ruines de l’école. La petite église Saint Raphael est toujours debout et entretenue.

C’est ici que les prêtres Laval et Carré s’établirent d’abord en 1836, avant de « théocratiser » le reste des îles. Ils ont mis tout le monde au boulot et ont couvert (habillé !) les femmes. Aukena superficie 1.5km2. Point culminant 198 m.

C’est à Rikitéa qu’a été construite la première cathédrale de Polynésie car la grande île de Tahiti était le fief des protestants.

Le lendemain appareillage pour nous vers la capitale. Balade vers le cimetière pour la tombe du roi Grégoire Maputeoa et le point de vue.

Autre balade et ça monte pour découvrir l’autre côté de l’île et les fermes égrenées au nord-ouest côté océan.

Cueillette du Uru, vous l’avez vu? A droite au dessus du bosquet à fleurs roses.

Ça y est il est tombé. En bas à droite.

Shopping et essayage de la robe de Marie-Jo.

Pas de légumes frais, pas de fruits mais des œufs, des conserves et de la brioche chez notre ami Lambert où nous sommes restés bavarder. Le soir, nous avons pu assister à une répétition de danses, préparation du festival dans le gymnase. Pour ceux qui nous ont accompagnés à Patio, c’est encore une histoire d’amour, d’enlèvement de la jeune fille et les gabarits sont les mêmes. Le maître de danse est aussi du même genre.

Eric a pu bavarder quelques minutes avec The Why, « Under the pole », qui sera surbooké pendant quelques jours avec une équipe de tournage puis libre pour nous retrouver.

Nous avons dit au revoir à L’îled’Elle qui s’envolait vers les Tuamotu avec ses deux couples et avons retrouvé Arthi à Aukena où nous sommes arrivés à la nuit tombante. Il a fallu mouiller une deuxième fois car les voiliers évitaient dans tous les sens vu le peu de vent et nous ne savions pas où étaient leurs ancres. Juste le temps (une heure de transit, une heure pour les manœuvres) de laisser monter les deux pains dans le four et lancement de la cuisson.

La nuit a été ventée, c’est bien pour cela que nous étions revenus nous mettre ici à l’abri.

Surbookés aux Gambier.

Ena Kotou.

Bon nous devions visiter, revisiter la ferme d’Eric dans un joli mouillage à Totegegie (prononcer Totegniegniee) mais le plan d’eau n’était pas agréable, il roulait trop. Et nous avons croisé « petit boss » Erick junior au travail : nettoyage des nacres.

D’autres travailleurs de la mer.

Nous avons essayé deux motus, même motif, nous sommes donc revenus vers Akamaru pour mouiller dans l’eau turquoise près de nos amies les carangues (l’une d’elles s’appelle Jacqueline). Plus envie de bouger quand on est là à l’abri.

Taravai.

Samedi en fin de matinée nous avons traversé pour aller à Taravai chez Valérie et Hervé, une ligne de traîne, une bonite. Nous voulions faire coucou à Marcel mais il était envahi de femmes donc nous sommes allés directement prendre les consignes pour le pique nique du lendemain. Et quelques bananes…Il suffit de couper le tronc du bananier au coupe coupe et faire descendre …

 

Le soir nous avons eu une inquiétude car nous voyions une lampe de poche agitée par quelqu’un mais personne ne criait. C’était en fait la femme « à » Marcel , la tante « à » Hervé qui folle de pêche traînait un filet pour au final attraper… un mulet.

Donc le pique nique, nous étions une quarantaine. Le matin les jeunes des deux voiliers avaient plongé avec Hervé et avaient rapporté de beaux perroquets et chirurgiens. Un des jeunes avait été piqué la veille sur le nez par une guêpe, il était ce matin-là méconnaissable,visage enflé, tuméfié comme s’il avait boxé toute la nuit. Valérie avait préparé du porc aux lentilles. Huaiqui, hispano brésilien, avait préparé un pain de viande un délice. (Je pense que c’est Simone à bord de Huaiqui qui va s’occuper de ma tignasse, elle est coiffeuse). Nous c’était un cake salé et un gâteau bananes. Et nous avons vu arriver deux pensions, ceux arrivés la veille de Rapa Nui logés sur les hauteurs et des popaas en poste à Tahiti et ici en vacances. Tous les organisateurs avaient prévu leur pique nique. Le feu était allumé, le porc en train de griller, puis tous les poissons. Langues : espagnole pour Rapa Nui/Ile de Pâques, anglais et français. De la pétanque et du volley sur le terrain au bord de la plage.

Il fallait s’arracher de ce lieu pour saluer Marcel et se servir en citrons et pamplemousses dans son jardin. Sympathiser avec ses femmes que nous retrouverons au festival, elles viennent de Tahiti vendre des perles et des tissus au festival.

Rikitéa. C’est vers 19h que nous avons mouillé à Rikitea, pas très fiers de longer, de chercher les balises vertes et rouges non éclairées. Ensuite aveuglés par un c.. de plaisancier qui voulait que nous voyons son bateau « ah ben oui s’il avait une coque blanche on le verrait mieux ton bateau! »

Ouf la pioche était posée, on verrait demain. Au petit jour nous nous sommes déplacés espérant capter le réseau de l’OPT mais non rien à faire. Et chez Jojo le magasin nous avons tenté une connexion wifi…Bof.

De 15 voiliers dont un quart de catamarans nous sommes à présent plus de 30 au mouillage. Beaucoup de langue dure comme les Suisses, les Allemands et Autrichiens.

Toutes les délégations sont arrivées. Hier c’était le tour de Hao et Hiva Oa. Ils ont fait sensation, habillés de beaux tee-shirts de leur île et les Marquisiens nous ont en plus régalé d’une de leur prestation.

Moi j’ai livré sa robe à Marie Jo. C’est un très joli modèle que j’ai recopié pour moi. Mais pour la coincer ce fut un peu compliqué. Lundi elle n’était pas libre au moment convenu car elle accueillait les délégations, je suis donc repartie avec mon baluchon à la main. Ce matin rendez-vous entre 8h et 9h à la mairie mais elle n’y était pas. Je l’appelle « oui, oui j’arrive je suis juste sur la route de la mairie « . Eric qui allait chez Jojo confirme, oui elle était à vélo tenant le guidon d’une main, le téléphone de l’autre (pas de caméras pour flasher les contrevenants ici). J’ai attendu, attendu elle est venue, en fait elle supervisait le départ des invités qui partaient en excursion.

C’est très touchant de les voir débarquer, ils sont attendus avec impatience par certains ici et ce sont des cris de joie lorsque deux personnes se retrouvent. Il y a eu 3 vols aujourd’hui, la navette n’arrêtait pas de prendre des passagers pour les îles et d’aller à l’aéroport.

Ce matin un petit coucou à Lambert notre Alsacien de la brioche,

qui aimerait que je lui fasse des maniques, les siennes sont trop grandes et demain il doit me donner du tissu. Je pense surtout que je vais lui en offrir.  Après la séance de coupe entre Simone et Philippe ( désolée la photo est floue).

J’ai aussi retrouvé le petit vieux avec qui j’ai sympathisé et lui ai offert du gâteau bananes. Il se balade à vélo, il essaie de vendre des papayes, des bananes mais je sais qu’il a des haricots verts dans son jardin.

Si comme nous vous n’avez pas de dessalinisateur  vous devez vous rendre à la fontaine à eau.

Et à présent il pleut alors qu’Eric remet la grand-voile et le lazy bag sur lequel il a travaillé toute la journée. Et il ne fait pas très chaud.

Nous ne sommes pas certains que le soleil sera de la partie pour ces 3 jours et le mouillage sera très agité, exposé aux vents d’est. Ensuite le vent tombera je repartira…non, nous attendrons qu’il y ait du vent à nouveau pour nous élancer vers Hao…

Nous essayons de faire des courses avant d’appareiller, de passer quelques heures avec The Why ’ Under the pôle’ et nous retournons à Taravai au calme retrouver nos amis Denise et Edouard d’un côté, Valérie et Hervé de l’autre. Un déjeuner à bord avec nos hôtes,

Denise nous offre des colliers de coquillages…

Valérie, des colliers de fleurs.

Les Gambier c’est apprendre à se contenter de ce qu’on a, saluer toute personne croisée, engager la conversation dans la file, prendre le temps d’écouter, vivre au rythme des ravitaillements par le Taporo ou le Nuku Hau, attendre le courrier, faire confiance sans connaître, ne pas râler contre le manque de réseau internet, faire des projets au gré de la météo,  être dépanné par le voisin, faire du troc…

 

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