Mexique 4. Mar de Cortez.

8000 heures de bon fonctionnement pour le Quartier Maitre Perkins !

Nous devons parcourir 50 nautiques avec des cartes peu précises, et de nuit. Merci Cmap! Les écueils ne sont pas placés là où ils devraient être placés ou sont inventés. Aussi Eric démarre-t-il le radar et passe-t-il beaucoup de temps dans la descente entre la tablette ( avec cartographie Navionics beaucoup plus précise) et l'écran du radar. Que la précision de Cmap laisse à désirer pour le passage du Nord Ouest reste compréhensible (et Eric s'en est expliqué avec Cmap) mais pour la mer de Cortes c'est scandaleux !

A l’arrivée à Puerto Escondido, nous laissons la waiting-room à notre droite et il nous faut un peu improviser : les feux verts et blancs ont été intervertis, l’entrée est très étroite et encombrée de bouées rondes de toutes couleurs. Il faut s’approcher de la mangrove pour s'avancer dans le mouillage d’attente. 22h nous prenons un coffre, ouf. Nous nous déplacerons demain matin pour un autre coffre dans la baie naturelle et fermée, coffre à 22€ la nuit, refusant les places aux pontons flambant neufs à 100€.

8-Loreto (54).jpg


Steinbeck en 1940, effectue un voyage de 6 semaines à bord du « Western Flyer » dans lequel il évoque Puerto Escondido. Il participe à la collecte et à l’observation des coquillages avec son ami biologiste marin Ed Ricketts. Il situera son roman « The Pearl » à La Paz. Le « Log from the Sea of Cortez” sortira en 1951 et est considéré comme un travail d’observation non fictionnel très important, il y décrit la vie des habitants en mer de Cortes et bien sûr la géographie de la région.

Au départ de Puerto Escondido il est facile de trouver le « Steinbeck canyon ». « Après l’été le canyon est recouvert de bush et d’herbes luxuriantes, quelques bassins laissés par les eaux de pluie permettent aux marcheurs de se baigner. »  

« Loreto offre le meilleur des mondes pour touristes qui aspirent à se plonger dans un Mexique sans chichi. Edifices historiques comme l’authentique Mission de Loreto et son église construite en 1697. Autour de Loreto ce sont des dauphins, des otaries, des tortues, des phoques qui s’ébattent dans l’eau… ».

Effectivement la marina de Loreto n’est pas du tout prévue pour les voiliers de passage, il vaut mieux être mouillé à Puerto Escondido...Nous avons loué une voiture pour deux jours, le tarif reste très intéressant par rapport à la course en taxi.

8-Loreto (25).jpg

D’abord un déjeuner au restaurant Cesar’s où nous dégustons du Ceviche, des tortillas sur des nappes très colorées qui me plaisent beaucoup.

A la Mission un guide me raconte une légende : une jeune femme était née sans bras, elle épouse un pêcheur, ils sont heureux et ils ont beaucoup d’enfants. Mais le pêcheur disparait en mer et la jeune maman ne sait pas comment elle va pouvoir élever ses petits. Alors elle se tourne vers la madone et elle prie. Une nuit elle rêve que la vierge vient la visiter et lui offre ses bras. Elle se réveille au matin et découvre qu’elle a à présent deux bras, elle réalise devant la statue de la vierge que celle-ci lui a offert les siens.

8-Loreto (56) - Copie.jpg

Il y avait aussi une tradition dans cette paroisse : les jeunes filles à l’âge de 15ans offraient leurs cheveux tressés en nattes à la vierge et faisaient le vœu de trouver un mari.

8-Loreto (1).jpg

8-Loreto (45).jpg

Nous admirons les aquarelles et les huiles du peintre Carlos César Díaz Castro.

IMG_6387_LI.jpg 

Le lendemain: San Javier. Une heure pour atteindre La Mission, la température extérieure monte jusqu’à 40°. La route n’est pas aussi « défoncée » qu’annoncée dans les guides mais le conducteur se méfie, certains bas-côtés sont détruits. Nous roulons au mieu de  montagnes désertiques avec à leurs pieds des buissons, des cactus, des agaves aux feuilles bien épaisses. La première halte est à Las Parras pour une adorable chapelle où nous rencontrons des Français de Grenoble.

 

10-Balade San Javier (3).jpg

10-Balade San Javier (4).jpg

Puis la route redescend vers la Mission des Jésuites San Javier. Une large rue pavée de pierres rondes comme des galets, des maison blanches au toit de chaume de chaque côté et l’église en pierre au bout de l’allée.

10-Balade San Javier (82).jpg

Nous réalisons le courage, la foi qui habitaient ces « explorateurs missionnaires » pour évangéliser ces Indiens, de force ou pas, qu’y avait-il en échange ? Les Jésuites ont aussi planté des oliviers, des orangers, des citronniers qui se sont très bien acclimatés.

Une rencontre avec les motards de la "Baja 1000". Ils viennent reconnaître le circuit. Elle démarre traditionnellement dans la cité portuaire d'Ensenada et s'achève dans une autre ville portuaire, La Paz (offrant plus rarement un circuit en boucle aux concurrents -ou loop- sur Ensenada même, et non une épreuve de point à point). Le parcours s'étale sur un peu plus de 1000 miles (1700 km en fait), d'où son célèbre nom, et peuvent y participer pratiquement tous les types de véhicules motorisés concevables (buggys, autos, camions, pickups, quads, production, protos, customs, motos…).

off-road-expo-2017-50th-anniversary-baja-1000-cour.jpg

10-Balade San Javier (41).jpg


Nous les retrouverons à La Paz. 

Un retour par Loreto pour recharger en matériel de pêche. Un excellent shipchandler près de la Mission et du Supermercado El Pescador.

10-Balade San Javier (103).jpg

IMG_6424_LI.jpg

Dernière matinée à la marina.

9-Marina (1).jpg

 

9-Oiseaux (68).jpg

9-Oiseaux (70).jpg

Une petite charade à tiroirs de F. (il préfère rester anonyme) :

Mon 1er est un cuisinier allemand

Mon 2ème a des penchants zoophiles

Mon 3ème termine ce que fait mon 1er.

Mon tout est un penseur moraliste très connu dans son village natal.

La solution au prochain chapitre.

 

http://sailwx.info/shiptrack/shipposition.pthml?call=BAREU76